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MAIRIE DE SAINT SEGAL
Place de Guillaumes
29590 Saint Ségal
Tél. : 02 98 73 17 03

 

> Historique du bourg

Patrimoine de la commune

Notre nom :

Vers 1330 on trouve des traces écrites d’un Sanctus Severinus (St Séverin est actuellement le St patron de l'église du bourg), puis, en 1368, Seint Sengar. Ce nom devient Sant Segall en 1405, et enfin, Sainct Segal en 1535.
En fait le premier nom de notre commune serait dès l’origine, san Segan (ou Ségar) originaire d’Irlande et disciple de saint Ténénan, qui aurait été remplacé par Saint Séverin, évêque de Bordeaux au Ve siècle, renouant ainsi avec son appellation première même si on ne sait rien de ce sanctus Severinus su IVe siècle.
Peu connu, ce saint a cependant laissé quelques traces toponymiques : kersegan, kersingar, l’ile Ségal (dans les Abers)…
                               

 

 

 

Notre histoire :

Dès l’époque romaine, la situation en « promontoire » de la commune et sa localisation au carrefour des axes Nord-Sud et Ouest-Est de la région en ont fait un pôle d’activités important. Cette hauteur explique la présence durant l'Antiquité et encore au Moyen-Age, d'une "tour à feu" qui faisait écho à celle de Quimerch' en cas d'invasion par débarquement dans la ria du Faou.                                   

Dès le VIIIe siècle, les axes Le Faou-Pleyben et Chateaulin-Carhaix étaient très empruntés et ont permis le développement économique et humain de ce site.
Le tracé de ces voies romaines existe toujours sur notre commune. Elément marquant du patrimoine de cette période, la borne miliaire, qui fut déplacée car située auparavant à proximité de l'oppidum (voir croquis) actuellement identifié par la surface ronde du champs.

Au XIIIe siècle, cette borne romaine fut christianisée pour marquer le passage des Chemins de St Jacques, allant de la pointe St Mathieu à Compostelle (Galice) et reprenant le tracé romain.
Ce pèlerinage fut dominant dès les IXe et Xe siècles grâce au soutien de la famille Fergent, ducs de Bretagne.

La peste qui sévit sur Brest au XVIe siècle, n’ayant pas décimé notre paroisse, la population, avec l’aide du seigneur de Kergoët et des moines de Landévennec, décide d’édifier une chapelle votive dédiée à St Sébastien, saint protecteur de la peste. 
A la fin du XVIIe siècle, sous l’influence d'Yvon Coquet, recteur de Pleyben dont dépend la paroisse de Saint-Ségal, des retables polychromes baroques y sont ajoutés(voir article détaillé en page « les sites»)

Autre fait historique, le 16 juin 1795, lors de la Révolution Française et la révolte de l’Ouest, les chouans du Morbihan organisent  une attaque de la poudrerie de Saint-Ségal, située au Pont-de-Buis, pour alimenter leurs munitions et appauvrir la réserve de la Convention. En passant dans le centre bourg, ils exécutent le recteur conventionnel qui avait dénoncé au Tribunal Révolutionnaire certains paroissiens pour leur soutien à la monarchie. En souvenir de cet épisode, chaque année a lieu le « trail des chouans », course locale entre Pont de Buis (actuelle commune autonome) et Saint-Ségal.

En 1840, la commune qui s’était enrichie par le commerce fluvial qu’elle entretenait sur l’Aulne, voit son économie péricliter par la création de Port-Launay, ancien port de Saint-Ségal, en commune indépendante.

En 1949, la commune perd une autre partie importante de sa superficie et surtout de son économie avec la scission du secteur du Pont de Buis, partie industrielle de la commune, qui se crée en commune et paroisse.

le Blason

Le blason de Saint-Ségal a été élaboré lors de la construction de la mairie actuelle en 1986.
 Il a été conçu en collaboration avec les services des Archives Départementales à Quimper et en respectant les règles de l'héraldique.
. La flèche est là pour rappeler le martyre de Saint-Sébastien à qui une chapelle, classée aux Monuments Historiques, est dédiée dans la commune.
. Les ondes rappellent la présence de l'Aulne., rivière se jetant dans l'aber du Faou.
.Les épis qui entourent le blason et le fond vert de la partie héraldique inférieure  évoque la vocation essentiellement agricole de Saint-Ségal dans les années passées.
. Le cheval témoigne d'une activité jadis importante et florissante de la commune : l'élevage de chevaux.
. Sur la bannière en rouge, les armoiries du Seigneur de Kergoët installé à Lézaon et à qui nous devons la construction de la chapelle de St Sébastien.
. De chaque côté des armoiries, 2 mots bretons : Douar = terre et Labour = travail rappellent l'importance du travail des champs dans cette commune rurale.

 

Saint-Ségal en 1800

La commune couvrait jadis une surface de 2.254 hectares. Elle était limitée par Lopérec, Quimerc'h et la rivière du Buis au nord, Pleyben à l'est, Châteaulin au sud, Dinéault et l'Aulne à l'ouest
Saint-Ségal comprenait donc Port-Launay et Pont-de-Buis qui étaient ses 2 pôles d'activités industrielle et commerciale.
Carrière d'ardoises et activité portuaire à Port-Launay (474 entrées de navires en 1874) et fabrication de poudre au Pont de Buis, depuis l'installation de la poudrerie par Colbert pour seconder l'armement
des navires du port de Brest.


Deux dates contemporaines importantes

1845 : Port-Launay s'érige en commune.
La superficie de Saint-Ségal passe de 2.254 ha à 2.004 ha et ses revenus tombent de 2.600 à 800 Francs
.

1949 : Un peu plus d'un siècle plus tard, c'est au tour de Pont-de-Buis de devenir commune.
Déjà avant la 2ème guerre mondiale, Pont de Buis a le projet de réunir Quimerc'h et Saint-Ségal. La population de Saint-Ségal s'oppose de toute son énergie à ce projet du "Grand Pont-de-Buis". Elle obtient gain de cause et Pont-de-Buis s'érige tout seul en commune en "grignotant" Quimerc'h et Saint-Ségal qui perd encore quelques centaines d'hectares.